Bulletin d’avril 2017

CHÈRES AMIES ET CHERS AMIS,
DANS CE NUMÉRO :

Raymond Currie : Sympathisant et militant

« C’est beaucoup plus facile de donner que de recevoir. »

C’est la devise de Raymond Currie et de son épouse, Charlene, dans leur vie de tous les jours. Ce couple, qui s’intéresse vivement aux droits de la personne et qui soutient le Musée depuis le début, a consacré sa vie à aider les gens.

« J’ai grandi dans une maison axée sur le service », explique Raymond.

Ses parents ont accueilli une immigrante après la Deuxième Guerre mondiale et l’ont aidée à se prendre en main. Chaque week-end, ils allaient aussi reconduire les conjointes à l’établissement de Stony Mountain afin qu’elles puissent passer du temps avec leur bien-aimé. Ces actes de générosité ont influencé Raymond et alimenté son intérêt à l’égard des droits de la personne et des questions de justice.

Son intérêt s’est poursuivi lorsqu’il a découvert que ses enfants adoptés étaient tous deux handicapés, et qu’il a été confronté à la difficulté de trouver des services pour le handicap de son fils.

« Notre fille souffre d’autisme et les services et les mesures de soutien offerts sont extraordinaires, poursuit-il. Mais notre fils souffre du trouble du spectre d’alcoolisation fœtale (TSAF) et il ne réussit pas à obtenir beaucoup de ressources. »

Le fils de Raymond n’a pas reçu le diagnostic officiel du TSAF parce que sa mère n’a pas confirmé qu’elle buvait pendant sa grossesse. Sans diagnostic officiel, il est privé de l’accès aux programmes et aux services du TSAF.

« Alors j’ai toujours été préoccupé par la question des droits de la personne et les personnes qui tombent entre les mailles du filet, poursuit-il. Lorsque l’on a proposé de bâtir ce Musée, il nous a paru une évidence de le soutenir dès le départ. »

Depuis que le Musée est construit, Raymond l’a visité plus d’une vingtaine de fois.

« La première visite guidée que j’ai prise a duré deux heures et j’ai réalisé qu’il y avait tant à voir ici et que je n’y arriverais pas en une seule visite », précise-t-il.

Il s’est alors promis de consacrer deux heures sur chaque étage pour pouvoir accorder à chaque galerie et à chaque exposition l’attention qu’elles méritent.

« C’est un enseignement incroyable. Chaque fois que je viens au Musée, j’y apprends quelque chose de nouveau », affirme-t-il.

Dernièrement, après la publication du Rapport final de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, Raymond a joué un rôle déterminant en partenariat avec des Autochtones pour créer des Cercles de réconciliation en ayant comme objectif de créer 100 groupes de discussion (chaque groupe est composé de 5 personnes autochtones et 5 personnes non autochtones et chaque groupe se réunit 10 fois) pour apprendre sur des thèmes liés à la réconciliation. Il a amené l’un de ces groupes au Musée pour participer à la visite guidée de l’Esprit Mikinak-Keya.

« C’est facile d’inciter les gens à visiter le Musée. Je viens ici pour deux raisons : parce que j’essaie d’amener des gens et aussi parce que le Musée évolue et que je veux continuer d’apprendre, précise-t-il. Vous en apprenez tellement sur ce qui se passe dans le monde – non seulement sur les tragédies, mais aussi sur les réalisations. C’est inspirant. C’est un message d’espoir. »

Selon lui, il est plus facile de plonger dans une histoire au Musée que de la regarder aux nouvelles.

« Par exemple, lorsque vous voyez réellement l’exposition de Malala qui était ici, et que vous voyez comment elle a parlé aux autres filles et comment l’éducation est importante pour elle et ce qu’elle a dû subir pour l’obtenir, et comment elle s’est identifiée elle-même, ce qui a fait en sorte qu’elle est devenue une cible, ce qui a pris un courage énorme, explique-t-il. C’est quelque chose que vous pouvez ressentir. »

Pour en savoir plus sur les Cercles de réconciliation, rendez-vous sur notre site Web circlesforreconcilation.ca

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Message de la présidente-directrice générale

Si vous visitez le Musée pendant un avant-midi ou un après-midi achalandé, vous ne serez pas surpris par ce que je vais vous raconter.

L’une des choses que je préfère lorsque je quitte mon bureau est d’écouter les commentaires des groupes d’élèves explorant le Musée. Les groupes prennent souvent une pause au Jardin de contemplation Stuart Clark pour discuter; je suis vraiment ravie d’entendre ce que les élèves ont appris de leur visite.

Ce qui m’impressionne le plus est la façon dont les guides interprètes aident les plus jeunes à saisir l’importance de l’égalité. Chaque guide a sa propre version, mais la leçon demeure la même:

Les élèves sont emmenés devant l’œuvre d’art de Rebecca Belmore dans la galerie Perspectives pour créer leur propre perle d’argile et ajouter leurs efforts imaginaires à l’œuvre d’art. Le guide signale que cette œuvre d’art vise à démontrer que les répercussions sont plus importantes lorsque l’on travaille ensemble.

Les élèves aiment aussi le jeu Lumières d’inclusion, où ils peuvent joindre leur bulle de lumière et chanter leur rap des droits de la personne pour inviter leurs camarades de classe à revenir dans le cercle.

Mon activité favorite est lorsque l’on demande aux élèves de choisir ce qu’ils ou ce qu’elles préfèrent entre deux options : chats ou chiens, jouer dehors ou regarder les dessins animés. Après avoir partagé leurs réponses, on leur demande s’ils peuvent toujours être amis, même s’ils sont différents. Après l’activité, le guide anime la discussion en faisant part d’un message important : nous sommes tous égaux malgré nos différences, et nous devrions être traités en conséquence.

Nous avons contribué à ces incroyables moments d’apprentissage; il vous appartient d’assurer que le Musée peut fournir des programmes éducatifs extraordinaires aux élèves partout au pays pendant de longues années encore.

Je vous remercie sincèrement de votre fidèle soutien.

Cordialement,

Diane Boyle
PDG, Amis du Musée canadien pour les droits de la personne

P.S : Aider le Musée à continuer la mise en application de programmes éducatifs extraordinaires en versant un don dès aujourd’hui.

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Hommage à Gandhi : Billets en vente maintenant!

Venez vous joindre à nous le jeudi 18 mai 2017 pour une soirée de gastronomie, de divertissement et de célébration au East India Company, au 349, avenue York, Winnipeg, afin de soutenir le projet de réparation de la statue de Gandhi située à proximité de l’entrée du Musée à La Fourche.

Pour de plus amples renseignements ou pour acheter des billets, visitez notre site Web ou envoyez-nous un courriel à info@friendsofcmhr.com.

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10e édition de la Classique de golf de bienfaisance annuelle Drive FORE the Stars

L’inscription est MAINTENANT OUVERTE pour la 10e édition de la Classique de golf de bienfaisance Drive FORE The Stars qui aura lieu le jeudi 24 août 2017 au magnifique St. Andrew’s Golf and Country Club de Larter.

Nous comptons sur votre présence pour faire de cette journée une réussite! Cet événement de plus en plus populaire est une excellente occasion pour les entreprises et les organismes locaux de soutenir le Musée et de se faire connaître dans la communauté. Des occasions de parrainage sont offertes.

Prenez une longueur d’avance en vous inscrivant dès maintenant! Communiquez avec le directeur de Drive FORE the Stars Markus Chambers par téléphone, en composant le 204-791-1950, ou par courriel, à driveforethestars@mymts.net, ou communiquer avec les Amis du Musée, à info@friendsofcmhr.com.

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Le Musée remporte le prix Spirit of Winnipeg

Le Musée canadien pour les droits de la personne a récemment présenté le prix Spirit of Winnipeg pour la catégorie Conception et construction par la Chambre de commerce de Winnipeg. Les prix sont présentés annuellement aux entreprises et aux organismes qui ont rendu une contribution significative à la ville.

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Notre Canada, Mon histoire jusqu’à l’automne 2017

L’exposition présentée dans la galerie Expressions, appuyée généreusement par la Richardson Foundation et la famille Richardson.

L’exposition Notre Canada, mon histoire vous invite à trouver des liens avec différentes personnes au pays. Ces histoires explorent ce que signifie travailler pour l’égalité, l’inclusion et la dignité pour tous les Canadiens et toutes les Canadiennes.

Ali Duale, Halifax : Ali et sa femme se sont enfuis d’une guerre civile brutale en Somalie en 1991. Ils ont vécu dans un camp de réfugiés au Kenya avec leurs trois enfants avant de venir au Canada, six ans plus tard. Ali est devenu pompier et a maintenant huit enfants; il est très actif dans la collectivité d’Halifax.

Widia Lavrivière (Montréal) : Widia a cofondé le chapitre québécois du mouvement Idle No More (Jamais PLUS l’INACTION) en 2012, motivée par des préoccupations pour les terres ancestrales et l’environnement à la suite de l’adoption du projet de loi C-45. Widia a récemment fondé Mikana, organisme de sensibilisation aux problèmes que connaissent les peuples autochtones.

Thomas Poulsen (Calgary) : Thomas était un acteur, un danseur, un militant et un humanitaire qui était motivé à rendre le monde meilleur et plus juste pour tous et toutes. Né avec la paralysie cérébrale, il se servait de béquilles pour améliorer sa mobilité. Il était membre actif de la troupe MoMo Mixed Ability Dance Theatre, qui rassemble des artistes professionnels et potentiels de toutes capacités pour explorer le mouvement, la voix, le théâtre, la danse et l’improvisation. Il faisait partie de l’organisation Disability Action Hall et travaillait à titre de professionnel pour aider les personnes ayant des déficiences développementales. Hélas, Thomas est décédé en janvier 2017.

Sylvia Cloutier (Iqaluit) : Sylvia est née à Kuujjuaq, au Nunavik dans le Nord québécois et vit maintenant à Iqaluit. Dans sa vie quotidienne, elle est confrontée à des défis liés au droit de l’alimentation saine, aux prises avec des questions touchant la sécurité alimentaire, l’accessibilité et les prix élevés des aliments, comme la plupart des gens dans le Nord. Elle fait également du chant de gorge et du tambour et a cofondé l’entreprise artistique Aqsarniit, qui réalise des spectacles faisant la promotion de la culture inuite.

Shawn Jobin (Saskatoon) : Shawn est un auteur-compositeur-interprète, rappeur, poète slameur et DJ fransaskois (francophone de la Saskatchewan) qui a gagné bon nombre de prix pour son hymne de fierté de la langue française « Au nom de la nation : Tu m’auras pas », qui est un cri de ralliement contre l’assimilation. Sa musique exprime son amour de la langue française, sa culture et son sentiment d’appartenance. Il est fier de faire partie d’une génération qui recherche la justice sociale par l’art et la culture.

Mona Greenbaum (Montréal) : Mona a aidé à reformer le Code civil du Québec en 2002 pour permettre aux couples homosexuels d’adopter des enfants nés ou habitant au Québec, ou de commencer leur famille par procréation assistée. Ainsi, elle et sa conjointe pouvaient être reconnues également comme parents de leurs enfants. Depuis, elle a continué de lutter pour l’égalité des droits et des possibilités pour les parents lesbiens, gais, bisexuels et transgenres. Mona est directrice de la Coalition des familles LGBT au Québec.

Kevin Takahide Lee (Vancouver) : Kevin est d’origine japonaise et chinoise. Ses grands-parents japonais canadiens ont été emprisonnés puis relogés de force pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a un sentiment d’attachement très fort à l’histoire de sa famille et ressent le besoin de raconter leur histoire. Kevin est un ténor professionnel avec l’Opéra de Vancouver et a créé une chorale pour des personnes nouvellement arrivées et autres personnes qui souhaitent combler les fossés entre les cultures et les générations.

Pour en apprendre plus, visionnez les histoires en ligne à droitsdelapersonne.ca

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Regardez qui est passé nous voir
À gauche : Vu ici lors d’une récente visite, James Sanders avec sa famille, ses amis et son guide du musée Julie Chapko
À droite : Elliot Behar, vu ici dans la salle Bonnie & John Buhler avec guide interprète Hayley Caldwell
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