Des élèves explorent les droits de la personne lors de l’expo-vitrine Passez à l’action

Qu’il s’agisse de sensibiliser le public à la situation des filles en Afghanistan ou de plaider en faveur de la paix, ces jeunes défenseur·e·s prouvent que personne n’est trop jeune pour changer les choses. Les élèves faisaient partie des plus de 100 jeunes au Musée en mai dernier pour présenter leurs travaux dans le cadre de la plus grande expo-vitrine Passez à l’action jamais organisée. Nous espérons que leur créativité, leur passion et leur désir de rendre le monde meilleur vous inspireront.  

Une fille coiffée d’un foulard fait un geste vers un tableau. Le tableau représente une jeune fille également coiffée d’un foulard qui tente d’attraper des livres qui s’envolent hors de sa portée.

Le sort des filles en Afghanistan

Lorsque Setayesh est arrivée au Canada il y a deux ans, elle était enfin libre. Libre d’apprendre, libre de choisir son propre avenir et libre des lois sévères imposées aux femmes et aux filles par les talibans. Mais les amies de Setayesh sont restées en Afghanistan. « Je veux que le monde voie ce qu’elles vivent, dit-elle. Elles ne peuvent pas aller à l’école. Elles ne peuvent pas se déplacer librement. » Lors de l’expo-vitrine, Setayesh a présenté cinq de ses toiles qui racontent une histoire puissante. « Je veux que chaque fille qui vit encore dans ces conditions sache que sa vie compte, dit-elle. Nous continuerons à défendre vos droits et votre avenir. »

 

Une fille vêtue d’un chandail blanc et d’un tablier noir portant l’inscription « Farm Ed » se tient à côté d’un présentoir sur lequel sont exposés des images de culture et des pots contenant des laitues en pleine croissance.

Cultiver des aliments sains

Rime, une élève de 6e année, souhaitait sensibiliser les gens aux avantages de cultiver ses propres aliments. Elle a créé un programme appelé Farm Ed afin d’enseigner aux autres les avantages de cette pratique, notamment son impact réduit sur l’environnement. « Farm Ed n’est pas seulement un programme sur l’alimentation et l’agriculture; il vise également à aider les gens et à protéger leurs droits, explique Rime. Tout le monde a le droit d’être en bonne santé, d’apprendre, de bien manger et de vivre dans un environnement propre et sûr. »

 

Un groupe de filles se tient derrière un jeu de marelle. Les derniers carrés numérotés sont bordés de rouge, comme du sang.

Des vies jeunes fauchées

Les élèves du Collège Pierre Elliot Trudeau ont voulu refléter les difficultés des enfants en situation de guerre et de conflit. Ces jeunes ont choisi de représenter cela en recréant un jeu de marelle grandeur nature. Les derniers carrés du jeu sont marqués de lignes de perles rouges scintillantes ressemblant à du sang qui coule et symbolisant la violence qui emporte prématurément de jeunes vies. « Chaque enfant devrait avoir droit à une enfance heureuse, sûre et éducative, souligne le groupe. Les circonstances ne devraient jamais priver quiconque d’un droit de la personne fondamental. »

 

Une jeune femme se tient à côté d’un bouclier peint d’un ciel ensoleillé et d’un bateau flottant sur l’eau d’un côté, et d’un ciel sombre et d’un bateau en train de couler de l’autre.

Défendre les personnes immigrantes

Lina, une élève de 9e, voulait sensibiliser le public aux dures réalités auxquelles font face de nombreuses personnes nouvellement arrivées. En tant qu’immigrante elle-même, elle a choisi de créer un bouclier avec deux images contrastées. Un côté du bouclier représente l’espoir de commencer une nouvelle vie dans un nouvel endroit, tandis que l’autre reflète la façon dont ces espoirs sont souvent anéantis par la dure réalité. « J’espère que beaucoup de gens prendront le temps de s’informer davantage sur l’immigration et les obstacles auxquels certaines personnes doivent faire face, déclare Lina. Si davantage de personnes s’expriment pour défendre ce qui est juste, nous pouvons améliorer le monde. »

 

Un jeune homme se tient à côté d’un présentoir ressemblant à un restaurant chinois. Un côté est bien rangé et comporte des illustrations de personnes en train de manger. L’autre côté est vide et endommagé.

Comment l’exclusion nuit aux communautés

Gavin, élève de 11e année, a choisi de sensibiliser les gens à une violation des droits de la personne à laquelle il est personnellement lié : la loi d’exclusion visant les personnes chinoises. Cette loi a empêché les personnes chinoises d’immigrer au Canada pendant des décennies, jusqu’en 1947. « J’ai choisi d’utiliser des contrastes visuels forts – clair et sombre, bondé et vide, ordonné et désordonné – pour mettre en évidence ce que la communauté chinoise a apporté au Canada et ce qu’elle a perdu lorsqu’elle a été exclue, explique Gavin. J’espère que mon travail incitera le public à réfléchir à la façon dont l’exclusion nuit non seulement aux personnes exclues, mais aussi à l’ensemble de la communauté. »

 

Une jeune femme se tient à côté d’une boîte ornée d’une bordure peinte. La boîte comporte trois trous qui permettent de voir à l’intérieur.

Regarder l’histoire sous un nouvel angle

Harleen, une élève de 11e année, voulait sensibiliser les gens à la doctrine de la découverte et à la façon dont elle a été utilisée pour justifier le colonialisme. Elle a créé un bioscope interactif – un dispositif de narration visuelle qui permet aux gens de faire défiler une série de panneaux narratifs. La construction de l’exposition est intentionnelle. La boîte noire symbolise les aspects cachés du colonialisme, tandis que l’intérieur éclairé « illumine chaque scène illustrée, mettant en évidence les moments critiques de perte, de résistance et de survie culturelle, remarque Harleen. Elle rappelle que le respect, la reconnaissance et l’expression de la vérité sont essentiels pour protéger les droits de la personne, favoriser la guérison et faire progresser les efforts de réconciliation entre les générations. »

 

Un jeune homme et une jeune femme se tiennent devant une fresque murale composée de nombreux carrés. Certains carrés sont remplis d’images, tandis que d’autres sont remplis d’un fond brun, attendant d’être remplis.

Travailler ensemble pour la paix

Est-il possible de créer la paix en travaillant ensemble? Des élèves de l’école secondaire de Niverville sont certainement de cet avis. Après avoir découvert la menace que représentent les armes nucléaires lors du Sommet des jeunes pour la paix nucléaire organisé au Musée cet hiver, ces élèves ont décidé de sensibiliser le public à cette question. Les jeunes travaillent sur une mosaïque représentant une explosion nucléaire, composée de 290 carrés. Les personnes présentes à l’expo-vitrine ont été invitées à ajouter leur propre carré avec un message d’espoir, symbolisant la coopération nécessaire pour trouver une solution pacifique. « L’art est un langage universel, et le fait de pouvoir l’utiliser permet de communiquer des choses que les mots ne peuvent jamais exprimer », explique Eddy, un élève du secondaire.

 

Un groupe de jeunes élèves et leur enseignante tiennent un livre à côté d’une table sur laquelle sont disposés des drapeaux de différents pays du monde.

Apprendre leurs droits

Quelques élèves de 3e année de l’école South Point voulaient apprendre leurs droits. Mais leur apprentissage ne s’est pas arrêté là. Ces élèves ont écrit et illustré un livre pour aider les autres enfants à les comprendre aussi.  « Tous les enfants ont des droits, quelles que soient leur langue, leur origine ou leurs croyances, dit le livre. Vous devez vous sentir en sécurité et aimés. »

Nous espérons que ces élèves qui s’engagent en faveur des droits de la personne dans le cadre du programme Passez à l’action du Musée vous inspireront. Cela ne serait pas possible sans votre soutien. Merci beaucoup pour votre compassion et votre générosité!